dimanche 19 septembre 2010

Et ainsi on a (re)commencé...

Paris. C'est une diable de ville qui m'éclate en pleine face, après m'avoir fait rêver pendant de longues années. Me voici, un soupirant qui hume à longs traits l'odeur de son corps.

Ce blog a été créé pour publier les écrits inspirés par cette odeur. J'écrirai dans la langue que Paris me murmure à mon oreille, la langue de Racine, de Voltaire, de Balzac, de Hugo, et de tant d'autres génies littéraires dont les esprits planent sur cette ville.

Pratiquant une polygamie linguistique, j'écris aussi dans d'autres langues, quand il me convient, quand il me faut. J'ai toujours recours à la langue portugaise, fille belle et farouche du latin, ou bien à la langue grecque, qui résonne d'une ancienneté solennelle et héroique, et qui résume l'esprit de ce vieux continent, ou bien à l'anglais, comme il est sur la bouche des érudits de la vieille université d'Oxford à laquelle j'appartiens toujours, ou à l'arabe, au persan, et au turc, le trio linguistique qui donne à mon existence une signification ancestrale et une explication ethnique.

Le titre du blog veut dire 'l'écume des jours' en grec ancien. Les écrits, nullement prétendant représenter la totalité de ma vie parisienne et n'en faisant miroiter qu'un ruissellement d'épisodes, ressemblent à de l'écume. Seule différence : l'écume sur la bière veut se dérober ; moi, je veux que mes écrits parisiens restent, et existent.

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