mardi 21 septembre 2010

Je suis né avec le parfum du désert...

Tiago m'a parlé d'un certain projet de création littéro-dramatique. Sur scène, en monologue, je voudrais bien parler ouïghour. Il s'agira de la liberté, sous forme d'un tourbillon schizophrénique. Si le texte est simple, je le traduirai en ouïghour tout seul.

Je pense à mes frères turcs en Asie centrale. Je pense à leur pays fantomatique. Je pense à la voix entristée de Kurash Sultan.

'Mən ölmidim, ölməymən, yaq ölməymən.'
'Je n'est pas mort, et je ne mourrai point, non, je ne mourrai point.'

Leur cri pour la liberté, étouffé par les Chinois, va vibrer dans mon larynx, et s'éclater de ma bouche. Azadliq. Azadliq!

C'est pour cela qu'à ce jour-là, l'ouïghour sera la langue de la liberté - même si le thème ne sera la liberté, je parlerai en ouïghour, pour que l'Occident entende la vivacité d'un peuple affligé, accablé, mais enhardi, encouragé !

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